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Symboliser - 19 juin 2017

Loin du folklore, l’exposition présente des symboles qui font sens dans les luttes actuelles des peuples autochtones. Plus qu’un habitat, la maison kanak est un outil politique. Plus qu’une borne, le Mojón, évoque l’autonomie organisationnelle dans laquelle s’engagent les peuples autochtones dans les Basses Terres de Bolivie. Dans tous les cas, les drapeaux sont symboles d’une expression de souveraineté, ancienne ou plus récemment affirmée.

Mais la sculpture en bois d’un chef territorial mapuche est d’une cruelle ironie si l’on sait que les autorités chiliennes ne reconnaissent pas le droit des longko à gouverner leur territoire, et les dépossèdent de la faculté de gérer les ressources de celui-ci. Outre l’extraction du bois local, les entreprises forestières replantent des espèces si gourmandes en eau qu’elles mettent à sec les communautés mapuche voisines. De même placé au centre de la place publique pour décorer celle-ci d’un symbole mapuche, le rehue (dont il existe un autre exemplaire au Musée du Quai Branly), est détourné de son sens premier, signalant ainsi aux yeux des Mapuche l’affaiblissement de leurs traditions.

Loin du regard des autres, et pas toujours friands de photographies, les autochtones entretiennent des sites sacrés : leurs pratiques vivantes témoignent de la relation qu’ils entretiennent avec un territoire qu’ils ne possèdent pas mais auquel ils appartiennent.

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